Laboratoire d'olfactométrie



labo olf
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Analyses olfactomètriques

La concentration d'odeur d'un échantillon gazeux est déterminée en présentant l'odeur, à différents niveaux de dilution, à un panel d'assesseurs humains sélectionnés selon leur acuité olfactive. La concentration d'odeur est alors exprimée en multiples de une Unité d'Odeur Européenne (uoE). Cette technique d'analyse et la valeur de concentration d'odeur qui en découle permet de comparer directement les résultats de différents types d'odeurs et d'être utilisé dans une étude de dispersion pour évaluer l'impact de la nuisance olfactive et le niveau d'abattement nécessaire à un système de traitement des odeurs.

Le paramètre analysé est le facteur de dilution au seuil de perception olfactive, autrement appelé concentration d'odeur. Cette grandeur représente la persistance de l'odeur, c'est-à-dire sa résistance à la dilution : plus cette valeur est élevée, plus l'odeur se dissipe difficilement. Le minimum pour cette valeur est 1 UOE/m3: cela signifie qu'il n'est pas besoin de diluer l'odeur pour ne pas la percevoir, c'est donc un mélange inodore. La concentration d'odeur est donc exprimé en multiples d‘une Unité d'Odeur Européenne.

Le facteur de dilution au seuil de perception est déterminé à partir des résultats obtenus des membres d'un jury de 4 à 6 personnes. Ces personnes ont été sélectionnées par nos soins, de façon à détecter des défauts de perception olfactive, et peuvent être considérées comme un échantillon représentatif d'une population. La sélection du jury est effectuée selon les critères des normes NF X 43-103 et NF EN 13725.

On utilise un olfactomètre qui permet de diluer le gaz à des niveaux connus et de le présenter simultanément à l'ensemble des membres du jury. Chaque membre du jury est ainsi invité à sentir l'air en sortie des deux cornets mis à sa disposition : échantillon dilué sur l'une des sorties et air inodore (référence) sur l'autre, le tout changeant de façon aléatoire à chaque dilution. Il doit ensuite reporter le résultat de sa mesure sur un palm pilot où il lui est demandé de désigner le cornet « odeurs » et le niveau de certitude associé (au hasard, avec un doute, avec certitude).

CofracLes réponses individuelles de chaque membre sont ainsi instantanément et automatiquement traitées par informatique. Le passage d'une dilution à l'autre est également géré par ordinateur. Par approches successives, on détermine ainsi le taux de dilution à appliquer pour que l'individu ne perçoive plus l'odeur. Le traitement statistique des résultats individuels permet alors de déterminer la valeur moyenne du jury, acceptée comme représentative d'une population. La méthode, appelée "méthode choix forcé" est celle décrite dans la norme NF EN 13725, qui a remplacé la norme NF X 43-101.

Enfin, notons que ces analyses sont réalisées dans un laboratoire répondant aux critères de la norme NF EN 13725, notamment sur les paramètres température (pas de fluctuation de plus de 3°C au cours des mesures) et taux de renouvellement (fraction volumique de CO2 inférieure à 0,15 %). De même, la fuite des composantes odorantes à mesurer vers la salle d'analyse a été évitée par la construction d'un sas, dans lequel se trouve l'opérateur et qui reste en permanence fermé lors des mesures.

Evaluation des acuités sensorielles

Cette méthode a pour but de sélectionner les individus ayant une acuité sensorielle aux odeurs dans une certaine gamme présentant un intérêt. Une procédure pour évaluer l'acuité sensorielle aux odeurs d'un individu en terme de seuil de perception et variabilité est défini par la norme européenne pour l'olfactométrie EN 13725. Cette procédure est particulièrement utilisée pour déterminer l'acuité des professionnels impliqués dans la réglementation et l'évaluation des odeurs (consultants, autorités...).L'acuité est définie en terme de seuil de détection et déviation standard pour un individu sur un certain nombre de présentations d'une odeur. En contrôlant de cette façon l'acuité sensorielle, il est possible de démontrer que le sens olfactif du professionnel impliqué est dans la gamme normale d'acuité de la population, et justifier ainsi la validité de son jugement technique dans le contrôle quotidien des installations odorantes. De la même façon, cette méthode permet de mettre en évidence un individu hypo ou hyper sensible aux odeurs

Mesure du caractère hédonique

La mesure du caractère agréable ou désagréable d'une odeur (caractère hédonique) est basée sur la norme VDI 3882 :1997, partie 2, « Determination of Hedonic Tone », Düsseldorf, Allemagne. Cette analyse fournit une indication sur l'agressivité de l'odeur et peut être utilisée pour comparer le potentiel de nuisance de différentes sources d'odeur (par exemple, entrée et sortie d'un système de traitement ou au cours de différentes opérations génératrices d'odeurs).